Septembre 2007
La météo n’était pas prévue "bonne" pour ce week-end là. Alors, on a modifié au dernier moment notre programme qui, initialement, était de monter au Canigou. On s’est donc replié sur une tournée à
vélo, à 5, grâce à la présence de Mylène. Et, pour tester notre guide des "vias verdes", on a opté pour 2 jours sur la Catalogne-Sud, le tronçon Girona-Sant Feliu de Guixols, annoncé pour 40 km
aller. Flora semblait ravie de rallier la mer à vélo.
Une fois les loustics préparés, la remorque et les 3 vélos chargés sur le Kadi, nous voilà partis pour le début d’une longue aventure, dont les premiers pas seront Girona.
Ah, Girona, superbe ville à même pas 60 km de la frontière traversée, en plus du fleuve, par une superbe voie verte qui relie Ripoll à la mer.
Les batisses très colorées sont magnifiques, dépaysent totalement, et aspirent à revenir rapidement pour profiter de flaner dans des petites ruelles dificilement praticables en vélo.
Girona respire le calme et le vélo a largement sa place dans la cité grâce à la présence de nombreuses pistes cyclables savamment aménagées.
On trouve très rapidement le parking d’où part la voie verte pour Sant Feliu. Il est 14h00, et le soleil cartonne. L’air est chaud et on se tient à l’ombre pour se restaurer rapidement (trop
rapidement : quelques tranches de saucisson, du pain, une tomate, quelques fruits, bref, rien de bien consistant. Promis, la prochaine fois, on fera mieux !).
On décharge les vélos et les remorques de la voiture. Et puis on charge les vélos :
- celui d’Hélène avec l’extra-wheel où on trouve tout ce qui est fringues, repas, changes des enfants, pharmacie, duvets, ... et surtout beaucoup d’eau.
le plus dur avec l’extra-wheel, c’est de la charger comme il faut : il faut être 2, c’est mieux. Un qui rapproche les sacs de 60 litres chacun et l’autre qui sangle pour éviter que ce soit trop bas
et que ça traine. Et surtout, bien répartir les sacs pour que le poids soit équitablement réparti de part et d’autre.
- celui de Jean-Mi avec la chariotte chargée des tentes, les papiers, les outils de réparation (en croisant des doigts pour qu’ils ne servent pas !)
Ah oui, bien sûr, on oubliait Flora et Joan. Et entre les mains de Flora, son taïchka et surtout son maillot de bain, pour être opérationnelle pour la plage dès l’arrivée à Sant Feliu.
Bon bin voilà, je crois qu’on est prêt, on peut y aller.
Il est 15h30. On se met en selle, et ..... hop, premiers tours de pédales.
Un petit peu d’histoire : Le carrilet était à l’origine une petite ligne ferroviaire de largeur de voie 75 cm qui reliait Ripoll à Girona et Girona à Sant Feliu de Guixols. Cette voie a fonctionné
de 1892 à 1969, transportant voyageurs et marchandises, et notamment l’important trafic de planches de lièges, rapportées des Gavarres jusqu’à Girona et Llagostera où se situaient les usines de
transformation. Aujourd’hui, on peut voir, le long de la voie, un hommage à ce petit carrilet.
Mais maintenant, fini le train .... la voie a été ôtée et la majorité du tracé qui n’avait pas été bouffé par des routes, a été transformée en piste de terre battue dédiée aux vélos. Vive les vélos
de toutes dimensions ....
Mais revenons à nos 3 bicyclettes et 5 protagonistes. On est donc rapidement sortis de Girona, en passant par les nouveaux bâtiments de l’université de la ville. Au passage, quelques grosses
ornières ont donné quelques sueurs froides à Hélène.
Après 1500 m, on traverse le vieux quartier de la Creueta, où, jadis, le carrilet s’arrêtait pour fournir une fabrique de farine. A partir de là, on quitte véritablement la ville pour s’enfoncer
dans les terres cultivées cernées de cannes de provence.
Hélène prend peu à peu ses marques avec sa remorque chargée au taquet : ça ne vibrait plus, mais tellement anxieuse que ça se remette à devenir instable, on ne l’arrêtait plus : "je m’excuse mais
moi j’y vais, hein, j’accélère, sinon, ça tangue !" et on la regardait partir devant, en éclaireur sur la longue ligne droite en direction de Quart.
Quart, petite ville à 6 km du départ, jumelé avec une ville du Nicaragua, où les premiers reliefs aparaissent : il faut passer tantôt dessus, tantôt dessous la route à gros traffic. Fort
heureusement, dans ces portions à pentes élevées, la terre battue laisse place au bitume ou au béton, ce qui permet de monter en danceuses.
Au km 8, on passe devant la petite gare de Llambilles, avant de traverser de nombreux vergers de poiriers qui, à la vue des nombreuses caisses disposées en entrée de parcelles vont être récoltées
dès lundi.
Au km 10, Hélène maitrise maintenant bien sa monture, s’autorise quelques sauts de remorque et il faut même la rappeler à l’ordre : attention, limitation de vitesse ! Il te faut ralentir ! On
distingue au loin les premières habitations de Cassa de la Selva. Avec la chaleur, les gourdes se vident rapidement...
Au km 12, on tape le point culminant du trajet, à l’entrée du polygône industriel de Cassa de la Selva, point culminant à 120m !! Mais avec un vent contraire, et un soleil de face. Les
courbes entre les chantiers d’entreprises en travaux ou désertées se succèdent.
Enfin, on revient à la piste et aux zones agricoles, bien marquées par le doux parfum de quelques porcheries. Flora ira même jusqu’à arrêter de chanter pour dire : "Papa, ça sent pas très bon, là
!"
Ces zones agricoles d’élevage, avec, heureusement, quelques grandes cultures odorantes de menthes et de coriandre, sont parourues par tout plein de canaux d’irrigation et de ruisseaux que l’on
traverse par de jolies passerelles métalliques qui ont remplacé les ponts ferroviaires disparus. Passerelles qu’Hélène traverse maintenant les doigts dans le nez, mais tout de même plus concentrée
que Mylène.
Au km 18, un petit boisement .... ouf, enfin un peu d’ombre et de fraicheur, à l’abri sous un peuplement de chênes vert et liège bien regarnis de pins. Il est 16h45. Et on va attaquer une petite
pause casse-croute réparatrice pour tout le monde, tout en attendant avec grande impatience un bon repas de pâtes ou de riz pour ce soir. En attendant, on attaque de nouvelles bouteilles de flotte,
et on torpille un paquet de petits beurres.
Le plus urgent : on fait manger Joan qui tombe, comme à son habitude, et avec beaucoup de facilité ses 2 petits pots.
Quant à Flora, elle en profite pour se dégourdir les pattes : courir, sauter, escalader, tout en avalant son biscuit, tout en chantant "Pierre et le Loup", et sans quitter des mains son précieux
maillot de bain.
Mais allez, vite vite vite, il faut repartir car il reste encore 22 km, et il est déjà 17h15.
Allez, on est reparti. On remet tout le pique-nique dans les sacs et hardi petit, on regrimpe sur les vélos. On sort très vite du bois, pour nous retrouver à nouveau dans les zones agricoles de
Cassa de la Selva.
Au km 22, on approche de Llagostera, petite bourgade, où, après avoir eu une longue phase d’approche en ligne droite, on va se taper 2 chicanes, traverser un route, avant de nous jeter tout droit
sur un magnifique bar-resto bien apétissant, qu’on évite de justesse en tournant vers la gauche, mais promis, au retour, on s’y arrêtera.
A partir du km 24, on quitte la ville, pour nous enfoncer dans un superbe boisement d’eucalyptus.
Là, la piste devient plus belle : c’est moins rectiligne et ça tourne un coup à droite, un coup à gauche, le tout dans une atmosphère très dépaysante. Même si, la présence de travaux nous force à
faire une petite déviation de quelques 500-600m.
Malheureusement, ce sous bois frais ne dure pas trop longtemps, et on revient vite en bordure d’une grosse route côtière bien passante, la C253, que l’on suit sur une piste parallèle sur environ 3
km. Bon, même si on a les désagréments sonores de la route, il faut avouer que les paysages sont sympathiques.
Ensuite, on requitte la route pour re-suivre le tracé de l’ancien carrilet. On traverse quelques viaducs, avant de passer devant une superbe gare transformée en restaurant, à Font Picant.
A partir d’ici, la fréquentation de la voie se fait plus dense : de nombreux cyclistes nous croisent, et on se dit, du coup, qu’on ne doit plus être loin de la zone urbaine et donc de l’arrivée.
Effectivement, on arrive rapidement à Santa Cristina d’Aro, première ville de la comarca littorale du Bas Emporda.
Et là, seconde déviation. On accroit également le volume de 400 à 600 m .... Les jambes commmencent à être lourdes, et la chute du soleil prend de la vitesse. Hélène fait savoir qu’elle commence à
fatiguer. Vivement qu’on arrive, et pourtant, il reste encore quelques km surtout si d’autres déviations viennent joncher le parcours.
Au km 37, on parvient au Castell d’Aro. Quelques passerelles, quelques escalades de trottoirs, et surtout, à la sortie de la ville, une courte montée très abrupte à la sortie d’un virage sous un
pont qu’on ne parvient pas à prendre, faute de réflexe. Du coup, on longe la voie verte sur une piste en terre parallèle. avant de la récupérer quelques centaine de mètres plus loin. On reparlera
plus longuement de ce gros talus, lors du trajet retour !!
Au km 39, on rentre enfin dans la ville de Sant Feliu de Guixols, le soleil est déjà passé derrière les collines. encore quelques passages derrières des immeubles de studios, puis une grande
montée. En haut, un rond point où apparait le panneau salvateur : "Camping Sant Pol".
Après une côte d’accès courte mais bien raide, on est très bien accueilli : c’est un petit camping, avec peu d’emplacement, et très boisé. Les jeunes se font un plaisir de nous parler français et
tombent en admiration devant la remorque chargée des 2 enfants. Il nous définissent le site d’implantation : superbe ! On sent vite qu’on va bien s’éclater !
A partir de là, répartition des rôles : Les femmes au montage des tentes, pendant que papa fait manger Joan sur une table au bord de la piscine. Les hommes ne reviennent d’ailleurs pas les mains
vides puisque ramenant un cacolac pour Florecita et un litre de San Miguel pour les pédaleuses acharnées monteuses de bivouacs !
Mais pas le temps de déguster : allez hop, direction la plage pour un bain de nuit (bin oui, entre temps, la nuit est tombée !). L’eau est bonne et agitée, de bonnes petites vagues viennent
agrémenter la baignade. Flora, quant à elle, en simple maillot de bain, s’amuse à faire des cascade dans le sable. Elle n’a trempé que ses chevilles dans l’eau : le bruit de la mer et les vagues,
le tout dans le noir, l’ont trop impressionné pour aller plus loin.
Au bout d’une bonne demi-heure, on se sèche et on se dirige vers le seul resto du secteur : au programme pâtes, riz, patates, viandes.... bref, que du consistant pour pouvoir tenir la journée du
lendemain. Flora déguste de tout, pendant que Jojo s’endort tranquillement. Il est 21h30 !
Retour au camping et nuit réparatrice !
Le lendemain matin, c’est Joan qui lance les hostilités (il avait déjà bien réveillé ses colocs quelques fois dans la nuit !!) : Réveil des troupes !!
On se lance vite dans les opérations inverses de la veille : démontages de tentes, pendant que Flora joue dans les arbres de l’emplacement.
Puis chargement des vélo, puis petit déjeuner au bar du camping (cafés, brioches, croissants, madeleines ..) pendant que Flora découvre l’intérêt des aspirateurs de piscine "Il fait quoi le robot
dans l’eau ?"
10h00 : c’est bon, on est prêts, on peut y aller : les enfants sont chargés et sont francs motivés pour le départ. Ils se tiennent la main comme pour se rassurer mutuellement : "courage .... c’est
papa qui conduit : c’est pas gagné"
Nous voilà donc prêts à repartir pour Girona. Au départ, on s’en va vers le nord-est, avec le soleil dans les yeux, juste le temps de quitter San Feliu. Ensuite, on bifurque vers la gauche....
grande courbe, en plusieurs coups. au passage, on double bon nombre de vélos qui, eux aussi vont attaquer la voie. Des jeunes, entre 10 et 15 ans.
Au bout de 2 km, Joan dort, la tête appuyée contre la paroi de la chariotte. Flora quant à elle, scrute le paysage.
Au kilomètre 4, on prend la fameuse "digue" qu’on avait pu attrapper la veille. Mais attention, ça veut dire qu’au bout, y’a une petite descente bien raide.
A gauche de la digue, l’héliport ... A droite, un superbe immense jardin. Arrive le bout de la digue, et la courte descente de quelques mètres pour récupérer la route. La chariotte est en tête, les
filles suivent un peu plus loin.
Je tourne à droite et attaque la "plongée", mais ça prend vite de la vitesse, et j’ai peur de me retrouver sur la route nez à nez avec une voiture. Je freine ..... et là, tout s’emballe : la
chariotte chargée (40 à 45 kg au total) me pousse sur l’arène granitique, .....le vélo dérape, .... l’attelage commence à se mettre en portefeuille ... et c’est là que j’ai fait la boulette :
j’aurai dû lacher les freins et accelerer pour tout remettre dans le droit chemin. Mais voilà, en bas c’est une route, on arrive en plein virage, et j’ai pensé à mes 2 petits bouts derrière, alors
j’ai pilé, et "contre braqué", bien que dérappant sur la terre, pour arriver en bas le moins vite possible. Le vélo est parti un coup un droite, puis à gauche et s’est couché, ... avec moi
dessous...... j’ai donc descendu les 5 mètres couché sous le vélo, poussé par la remorque, me retrouvant, une fois arrété, sur la route. ça n’a duré que 2 seconde maxi ...
Mais, une fois en bas, toujours coincé sous mon vélo, j’ai vite levé la tête pour vérifier ..... la chariotte était bien droite. Elle n’avait pas versé du fait de l’attache "rotule". Ouf ... c’est
vraiment chouette d’avoir de la bonne camelote. J’ai alors retombé lourdement la tête, soulagé, et aussi pour récupérer. J’ai alors entendu Flora lancer, un peu interloquée : "Maman, Papa il est
tombé !!! Maman, Papa il est tombé ?", puis Mylène et Hélène me demander "ça va ?" Joan, lui, continuait à dormir, tranquillement.
Un fois le vélo sorti, on a regardé les dégats :
- le vélo, rien, hormi quelques éraflures et rayures sur le guidon et la pédale gauche,
- le cycliste, quant à lui, a été de suite pris en charge par les 2 infirmières (ça a au moins permis de tester la pharmacie, en grandeur nature !). Faut dire que j’étais bien rapé : côté
gauche : l’épaule, le coude, la paume de main, la hanche et le genou ; à droite, la paume de main. Hélène s’est bien appliquée à désinfecter les plaies et à ôter les cailloux qui s’étaient
incrustés sous la peau. Un beau pansement a suivi pour la main droite, afin que je puisse ré-appuyer la paume sur le guidon, le reste était laissé à l’air afin que ça puisse sécher un peu au
soleil.
Bon, on repart ... parce que c’est pas tout, mais il reste encore 38 km. Jojo dort toujours alors que Flora, qui voulait voir les bobos de papa retourne dans la chariotte.
Pas de photo de cet épisode "sanglant" .... On ne fait pas dans le voyeurisme, ici !!
Malgré les douleurs du coude gauche et la main droite (je sens peu les autres points d’impact), on avance bien. Nous voici à l’ancienne gare de Font Piquant. Petite pause .... et glou et glou
et glou .... le soleil commence à plomber, il est vers 10h30.
Puis nous relongeons la route à fort trafic de la veille. a noter qu’une côte se fera pépère, en poussant les vélo à la main ... J’ai été un peu refroidi par la gamelle pour ne pas en tenter une
seconde. On passe sous un pont, avant d’attaquer la partie boisée.
Avec Hélène, on a décidé de se partager sa paire de gant, histoire que ça me maintienne le pansement qui se décolle avec la transpiration.
Puis nous traversons le petit bois d’eucalyptus, où la lumière du matin donne des teintes magnifiques. On en profite pour se faire une petite pause tartinage de crême solaire, à l’ombre. Joan se
réveille.
Enfin, on arrive à Llagostera, et au fameux bar qui nous avait tant tenté la veille. Allez, on s’arrête. Il faut bien se ravitailler pour se remettre de nos émotions du matin. Et notamment de ma
première chute à vélo .... au bout de 34 ans !
Le premier à manger sera Joan, à l’ombre d’un arbre, au frais, pendant que Flora ira se baigner sous une fontaine et que Mylène et Jean-Mi iront faire le plein de flotte à la fontaine.
Ensuite, c’est aux grands pédaleurs assoiffés : 3 pintes de panachés. Mylène ne tient plus, en bonne bretonne, elle a la langue qui traine. Hélène savoure ce délice. Après 20 km de piste
poussiéreuse et de soleil, un bon panaché bien frais, c’est d’une saveur. On en boirait sur la tête d’un galeux !! Et ils vont d’ailleurs se boire super vite, trop vite, on hésitera à en commander
un second. en tout cas, pour ce bar, initialement paumé, l’ouverture de la voie verte a du être une aubaine, parce que c’est noir de vélos. On en profite pour le faire un bon casse croute : pa mab
tomaquet, et 3 tortillas.
Non, je ne fais pas un bras d’honneur !!! Je montre les blessures les plus décentes, suite à une demande d’Hélène qui voulait vérifier que tout ne s’infectait pas et que la totalité des cailloux du
coude avait été ôtés. (bon, le soir même, il faudra quand même couper quelques brins de peaux aux ciseaux, pour atteindre certains cailloux incrutés bien profond !).
Pendant ce temps là, Flora, torse nu, puisque son polo était bien humide du fait de son passage sous la fontaine, regardait, envieuse, les autres vélos, qui eux, passaient sans s’arrêter.
Allez, 14h30, il faut y retourner ... il ne nous reste plus qu’une grosse heure, mais quand même.
On va essayer de la passer assez vite, le soleil et le vent dans le dos. assez vite, mais tranquillement, et en roulant à toute de même à presque 20 kilomètre heure de moyenne, et en regardant
notamment les belles fermes du coin, dont certaines nous ont bien fait saliver. Notamment une, en pierre, avec un superbe jardin, et une chariotte garée devant ! ça doit être des gens bien
là-dedans !!
15h45, arrivée à Girona. ça y est !! Au passage, on a roulé plus vite que l’aller, malgré le dénivelé plus important.
Mais on ne charge pas pour autant les vélos directement sur le Kadi. On avait remarqué, en partant, une piste cyclable, s’enfonçait dans le centre ville.
Et c’est donc en vélo qu’on a traversé le fleuve (sur une superbe passerelle en bois), pour nous arrêter sur la place de l’Indépendance, où nous avons terminé le week-end en buvant de très bon jus
de fruits, comme on n’en avait plus pris depuis la Bolivie, et en profitant jusqu’au dernier moment de la douceur de vivre de cette ville à taille humaine.
vivement la prochaine excursion....
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